La reine Siri Mahamaya donne naissance à un enfant
À 16 ans le prince épouse la princesse Yasodhara Pimpa
Le prince se coupe les cheveux et prend la décision de devenir mendiant
Le prince devient Lord Bouddha
Lord Bouddha était le seul arhanta au monde
Trois jolies filles du Mâra vinrent tenter Lord Bouddha avec des plaisirs sensuels
Lord Bouddha fit son premier sermon, le Dhammacakka, la Roue de la Loi, à cinq mendiants
Lord Bouddha ordonne prince Rahula comme premier Samanera
L'éléphant et le singe vinrent le servir et lui offrir des fruits et une ruche
Lord Bouddha mourut entre deux arbres Sâla
Ces images sont des photos de tableaux présents dans
le temple-musée Anek Kuson Sala (Viharna Sien) à Pattaya en Thaïlande (photos de Bertrand Lépissier)
Le bouddhisme est apparu au VIe siècle avant notre ère. Son fondateur Siddhârtha Gautama, fils de roi, est né en Inde du Nord, à la frontière du Népal actuel.
Âgé de 29 ans, Siddhârtha décide de quitter le palais royal et sa famille pour chercher une solution à la souffrance humaine qui le préoccupe. Il devient alors un ascète errant pendant près de 6 ans. Enfin, il décide d’abandonner la vie d’ascèse, comme il a abandonné la vie princière, préférant la voie du milieu. Poursuivant sa quête, il s’assit sous un arbre, (qu’on appellera bodhi) pour une longue méditation. Il trouve enfin réponse à son questionnement; il atteint l’illumination. On le reconnaît dès lors comme le Bouddha, ou l’Éveillé.
L’Éveil lui révèle l’origine de la souffrance et indique le chemin qu’il faut suivre pour obtenir la fin de celle-ci; cessation qui mène à sortir du cycle éternel des renaissances et à atteindre le nirvâna. Il livre son message à cinq de ses compagnons. On parlera du sermon de Bènares.
Ce message prend la forme des Quatre Nobles Vérités :
1- La vie n’est que souffrance.
2-La cause de la souffrance est le désir.
3- Il existe un moyen de supprimer le désir pour mettre fin à la souffrance.
4- Ce moyen est la poursuite du Noble Chemin Octuple ou, le juste équilibre dans les huit domaines suivants:
- Opinion ou compréhension juste
- Pensée juste
- Parole ou langage juste
- Activité ou action juste
- Moyen d’existence juste
- Effort juste
- Attention juste
- Concentration ou méditation juste
Trois éléments fondamentaux régissent le Noble Chemin Octuple : la moralité, la concentration et la sagesse.
Moralité: 10 interdits: meurtre, mensonge, vol, médisance, luxure, injure, paroles oiseuses, convoitise, méchanceté, vue fausse.
Concentration: Purification de la pensée par des exercices de contrôle corporel et mental
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Les trois joyaux du bouddhisme: le Bouddha, le Dharma et la Samgha.
Bouddha: L’illuminé, celui qui a atteint son but.
Dharma: L’enseignement du Bouddha ou roue de la doctrine condamne la vie charnelle qui est basse, ignoble et matérielle. Condamne aussi la vie ascétique qui est indigne, insensée et douloureuse. Il préconise la voie du juste milieu, le Noble Chemin Octuple qui conduira au nirvâna (sortir du cercle des renaissances). Il ne perçoit pas d’existence inhérente en un soi universel ou en des soi individuels, mais perçoit plutôt la relation dépendante de tous les phénomènes.
Samgha: La communauté. L’ensemble de ceux qui, moines ou laïcs prennent refuge dans la communauté bouddhique. Les amis spirituels qui aident à développer des états d’esprit vertueux par leurs explications des enseignements, leurs encouragements et leur exemple.
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À l’origine, le bouddhisme ne comportait pas de divinité. Certains auteurs parlent même de discipline plutôt que de religion. Puis, il a été diffusé et s’est implanté dans divers pays d’Asie. Il intègre alors les coutumes ainsi que les croyances des pays hôtes. Des divinités et des démons sont apparus.
Les trois traditions ou véhicules du bouddhisme: le Hinayana, le Mahayana, le Vajrayana.
Hinayana (ou Théravada ou Petit véhicule) Met l’accent sur la discipline de l’esprit et l’abandon des choses de ce monde par la méditation. Les disciples peuvent se protéger afin de ne pas tomber dans les règnes inférieurs en prenant refuge dans les trois joyaux et en pratiquant la discipline morale, particulièrement se retenir des dix actions non vertueuses, en accord avec les lois du karma. Ils peuvent aussi se protéger de toutes les sortes de naissances incontrôlées et atteindre le Nirvana en pratiquant les trois entraînements supérieurs:
- la discipline morale,
- la concentration
- et la sagesse.
Mahayana (ou Grand véhicule) comporte des interprétations plus libres du dharma. Les adeptes ont des boddhisattvas pour les aider à accéder à leur salut. Pour les disciples de grande capacité spirituelle, Bouddha a décrit de quelle manière ils pouvaient protéger tous les êtres vivants de la souffrance en atteignant la pleine illumination par la prise de refuge dans les trois joyaux avec la motivation d’atteindre son plus haut potentiel pour le bien de tous. Les pratiques essentielles mahayanistes sont les six perfections:
- don,
- discipline morale,
- patience,
- effort,
- concentration
- et sagesse.
Ces pratiques incluent les trois entraînements supérieurs du Hinayana.
Ce courant a éclaté en plusieurs écoles de pensée, dont : La Terre Pure qui a enseigné qu’un bouddha compatissant mènera les fidèles au Paradis Occidental à leur mort; la secte japonaise Tendai qui a eu recours aux prédilections du confucianisme pour l’étude et l’harmonie sociale; le bouddhisme Chan ou Zen avec ses techniques de méditation d’influence taoïste.
Vajrayana (ou véhicule tantrique) voie ésotérique découlant de Mahayana, empreinte de magie qui prône la possibilité d’atteindre l’illumination au cours d’une seule vie. Le tantrisme est surtout pratiqué au Tibet. Le Vajrayana est appelé la voie non commune puisque, tandis que le Hinayana et le Mahayana peuvent être enseignés ouvertement, ce véhicule peut être enseigné seulement à ceux qui ont reçu les transmissions de pouvoirs ou initiation appropriées, d’un maître spirituel tantrique. Les pratiques essentielles du Vajrayana sont de maintenir jour et nuit des apparences et des conceptions pures. Ces pratiques incluent les trois entraînements supérieurs du Hinayaha et les six perfections du Mahayana.
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Le Karma est l’énergie vitale qui constitue une force considérable, qui n’est pas détruite après la mort, et qui provoque une retombée dans l’existence qu’on appelle renaissance. Tous les actes, paroles et pensées concourent, quand l’être meurt, à la formation d’un autre corps et de nouvelles conditions; chaque acte portant en lui-même le germe d’une rétribution. On ne peut revenir sur le passé, mais on peut agir sur l’avenir.
Le Karma est le moteur de la roue de la vie ou Samsara. Sa représentation explique le fonctionnement du cycle dans lequel notre ignorance nous tient enfermé. La représentation du Samsara est tenue par Yama, Seigneur de la Mort.
Au centre se trouvent trois animaux qui symbolisent les trois poisons mentaux: le désir (le coq), l’agressivité ou la haine (le serpent) et l’ignorance (le porc).
Puis, six compartiments évoquent les règnes d’existence supérieurs et inférieurs dans lesquels tout être peut renaître
- à gauche : dieux, esprits supérieurs, hommes
- à droite : animaux, enfers, démons.
Dans le cercle extérieur figurent les douze causes inter-reliées menant à la renaissance: ignorance, action, maîtrise, énergie, pensée, contact, désir, attachement, procréation, accouchement, mort, vie nouvelle.
Bouddha, placé dans le coin supérieur droit, indique la voie de la libération ou du salut.
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Livres sacrés: Les Canons bouddhiques ou trois corbeilles.
La première corbeille, le Sutrapitaka contient l’essentiel de la doctrine attribuée au Bouddha (le Dharma). Pratique de l’entraînement à la discipline morale supérieure.
La deuxième corbeille, le Vinayapitaka décrit les règles et préceptes qui gouvernent moines et nonnes. Pratique de l’entraînement à la concentration supérieure.
La troisième corbeille, l’Abdhidharmapitaka est un exposé systématique propre à chaque école bouddhique. Pratique de l’entraînement à la sagesse supérieure.
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Le fruit: la bouddhéité
Un bouddha est un être saint ayant atteint la pleine illumination. Il s’est libéré de toute faute, de toute souffrance, de toute perturbation mentale et des obstacles à l’omniscience. La compassion du bouddha est parfaite et impartiale. Sa sagesse perçoit tous les phénomènes passés, présents et futurs simultanément et distinctement. Son pouvoir lui permet de venir en aide à chaque être vivant pour les conduire sur la voie de la libération et de la pleine illumination.
(Recherche : Musée des religions du monde)
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