1922 – Henri Lépissier in front of the consulate in Hā'ĕrbīn in Mandchourie

1945 – Promotion École vétérinaire de Maisons-Alfort
1950 – Henri Lépissier à Fort-Lamy au Tchad

1961 – Fort-Lamy – Henri Lépissier et Béatrice avec les lionceaux
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1962 – Henri Lépissier à Kano au Nigéria

Juin 1967 - Dakar - Véhicule de la campagne antipestique interafricaine

Vous trouverez ci-dessous la biographie résumée d'Henri Lépissier
Henri Eugène Émile Lépissier, est né le mercredi 6 avril 1921 à Hā'ĕrbīn (哈尔滨), dans la province du Hēilóngjiāng (黑龙江省), en Mandchourie alors que son père Charles y est consul. Il est baptisé à la cathédrale russe orthodoxe de Harbin, par un Père missionnaire catholique de la mission de Fou Kou Tien, à la sortie de Hā'ĕrbīn.
À son retour de congé en octobre 1925, Charles Lépissier rejoint Yúnnánfu (aujourd'hui Kūnmíng – 昆明), son nouveau poste au sud de la Chine (Yunnan), à la suite d'Albert Bodard. Henri commence sa scolarité à la petite école française de Yúnnánfu. Il y va soit en chaises à porteurs, soit à poney. De retour en Chine, après un congé en France, son père ayant été nommé à Tientsin (Tiānjīn – 天津) début 1931, Henri poursuit sa scolarité – mixte en français et en anglais – comme pensionnaire pendant un an chez les frères Maristes au collège Saint Louis de Tiānjīn puis à la petite école française créée en 1932 par le consul Charles Lépissier.
Henri quitte la Chine en septembre 1933 – à l’âge de 12 ans. Il entre comme pensionnaire en classe de 5ème au lycée Pothier à Orléans. Il y reste jusqu’en juin 1935. Sa correspondante en France est sa grand-mère paternelle, Blanche Lépissier (née Berthoin) qui habite chez sa fille Claire Benoit.
Son père Charles achète, en 1935, l’hôtel particulier du 6, rue Neuve Notre Dame à Versailles. Il appointe deux vieilles institutrices à la retraite, les demoiselles Jeanne et Marguerite Caron, pour garder la maison et surtout pour s’occuper d’Henri et de sa sœur Geneviève, de retour de Chine, en septembre 1935. Henri entre à cette date en classe de 3ème au lycée Hoche à Versailles. En juin 1939, il passe sa première partie du baccalauréat au lycée Condorcet à Paris et son bac de philosophie, à la fin du mois de juin 1940 à Bordeaux, lors d’une session spéciale pour réfugiés, et le réussit.
Henri intègre l’École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort, le 3 novembre 1940. Il devient docteur vétérinaire (promotion 1945). Il est également diplômé de l’Institut de l’Élevage et de Médecine en virologie et pathologie tropicales complétée par une formation dans ces disciplines à l’Institut Pasteur ainsi qu’une formation en faunistique tropicale au Muséum d’Histoire naturelle de Paris.
Henri devient fonctionnaire du ministère de l’Agriculture en avril 1946, et se trouve en position de détachement outre-mer. Il est nommé en 1947 au service de l’élevage de Fort-Lamy, au Tchad.
Avant de quitter la France, il épouse à Versailles, le 30 juillet 1947, Monique Mourier, fille de Marguerite, née Soulé (fille du général de cavalerie François William Soulé) et du contrôleur général de l'aéronautique Paul Mourier (fils du général d'infanterie Joseph Mourier).
Henri parle bien l’anglais et a parlé convenablement l’arabe nilotique et un peu le russe (lorsqu’il était enfant). Il est membre de la Société des Explorateurs et Voyageurs français et de la National Geographic Society américaine.
Il fera toute sa carrière en Afrique.
De 1948 à 1958, il est adjoint au directeur des services vétérinaires et de l’élevage du Tchad, basé à Fort-Lamy. Henri est élu comme conseiller territorial du Tchad : il siégera à l'Assemblée territoriale de 1952 à 1959.
Son fils aîné, Bertrand naît à Fort-Lamy le 4 septembre 1948, et Hervé son second fils le 31 août 1949 à Libourne. Henri et Monique se séparent en 1955 et divorceront.
Henri épouse en secondes noces Jacqueline Delaunay. Gérard naît en 1957. De 1959 à 1961, Henri est directeur des services vétérinaires et de l’élevage du Tchad. Henri continuera sa carrière en Afrique accompagné de Jacqueline, Gérard et de Béatrice (fille d'un premier mariage de Jacqueline).
De 1961 à 1969, Henri devient fonctionnaire international, détaché auprès de la Commission scientifique technique et de la Recherche (CSTR) de l’OUA (Organisation de l’Unité africaine) et dirigera à ce titre la ‘Campagne conjointe contre la peste bovine en Afrique centrale et de l’ouest’. Il est alors successivement basé :
- au Nigéria, à Kano (1961-1964)
- en Haute-Volta [aujourd'hui Burkina-Faso], à Ouagadougou (1965-1966). Le 18 février 1965, Henri a un grave accident de voiture à Bougouni au Mali. Le chauffeur mal réveillé a raté un pont et la voiture a basculé dans le lit de la rivière Baoulé, heureusement à sec. Henri a la cheville brisée. Il reste six heures en plein soleil avant d'être secouru. Il gardera une petite claudication toute sa vie.
- au Sénégal, à Dakar (1967-1969)
De 1969 à 1971, Henri est détaché – à Dakar – auprès du département d’État américain (USAID) en tant que conseiller régional pour le développement rural en Afrique de l’ouest.
De 1972 à 1976, il devient conseiller technique pour le développement rural et membre de cabinets ministériels auprès du gouvernement sénégalais.
Le 24 juillet 1976, Henri quitte l’Afrique après 30 ans de service sur ce continent et prend sa retraite de l’administration française. Il a 55 ans.
De 1977 à 1980, il est ingénieur-conseil pour le développement rural des pays du tiers-monde à la Société Louis Berger International, et de 1980 à 1984, expert-consultant indépendant et fait des missions en Afrique pour divers organismes internationaux et universités. Son fils Hervé, médecin-radiologue décède le 23 avril 1984.
De 1983 à 1988, Henri est conseiller municipal de la ville de Rambouillet, sur la liste du sénateur-maire (UMP) Gérard Larcher, un confrère vétérinaire. De 1989 à 1995, il devient maire adjoint de Rambouillet. De 1997 à 1999, Henri est vice-président du Centre hospitalier de Rambouillet.
En 1989, il publie un livre :"Treizième parallèle (1948-1984) – Miscellanées de témoignages, souvenirs et anecdotes" édité avec le patronage de la Société des Explorateurs et Voyageurs Français (cf. onglet suivant).
Henri décède à Rambouillet, où il est inhumé, le 28 octobre 2010, à 89 ans. Gérard Larcher écrira à propos d'Henri pour ses funérailles : "Homme d'engagement, d'une grande fidélité et homme de bien aux grandes valeurs humaines. Souvenir aussi d'un homme d'une grande droiture intellectuelle, souvenir d'un homme engagé. Cher Henri, nous ne t'oublions pas".
Henri est officier de l'ordre national du Mérite, officier du Mérite agricole, officier de l'ordre national du Lion (Sénégal), officier de l'ordre national du Tchad.
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Vous trouverez, dans les onglets de ce chapitre, quatre parties :
- Le livre 'Treizième parallèle' écrit par Henri Lépissier (Accès public)
- Un e-book (biographie détaillée) sur Henri Lépissier (En Projet – Consultation réservée -aux membres de l'Association Émile-Jean Lépissier)
- Des documents concernant Henri Lépissier (En Projet – Consultation réservée aux membres de l'Association Émile-Jean Lépissier)
- Des photographies concernant Henri Lépissier (En Projet – Consultation réservée aux membres de l'Association Émile-Jean Lépissier)
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Redirections :
- Vers 'Mentions légales' (Accès public)
- Vers 'Paul Lépissier (1884-1954)' (Accès public)
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