1933 – La municipalité de la concession française de Tiānjīn
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Oct. 1933 – Tientsin Race Club - "Braconnier", un des chevaux de course de Charles Lépissier
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Août 1936 – Charles Lépissier et l'ambassadeur Naggiar à Tiānjīn
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Mars 1937 – vacances à Běidàihé – Partie de chasse – Charles Lépissier
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Charles Lépissier et sa famille arrivent à Tientsin (Tiānjīn – 天津) en mars 1931.
Tiānjīn est le grand port de la capitale, à environ 120 kilomètres à l'est de Pékin (Běijīng – 北京), sur le fleuve Hǎi Hé (海河).
Aujourd'hui, Tiānjīn est l'une des quatre municipalités autonomes de la Chine.
Charles y fera deux séjours de 4 ans, entrecoupés par un congé en France de mai à décembre 1935.
C'est une affectation prestigieuse. Le consul y gère également, en tant que maire, la seconde plus grosse concession française de Chine après celle de Shànghǎi. Se trouve également à Tiānjīn une forte présence du 16ème Régiment d'Infanterie coloniale (RIC).
Cette période sera fortement troublée par des événements politico-militaires.
L'année 1931 voit le début de l'action militaire japonaise en Chine, avec l'attentat de Mukden (Shěnyáng – 沈阳) en septembre 1931, puis en novembre 1931 la création de la 'République soviétique chinoise' par Mao Tse-toung (Máo Zédōng – 毛泽东) avec la guerre contre les nationalistes de Tchang Kai-shek (Jiǎng Jièshí – 蒋介石). En février 1932, les Japonais créent l'État fantoche du Mandchoukouo (Mǎnzhōuguó – 满洲国), avec à sa tête le dernier empereur de Chine, P), ayant abdiqué en 1912.
En mai 1932, Charles Lépissier est titularisé à Tiānjīn. Il est nommé consul de 1ère classe en mai 1933.
De 1932 à 1934, les armées de Jiǎng Jièshí mènent plusieurs campagnes contre les communistes forçant ces derniers à s'enfuir vers le Shānxī (山西). Ce sera l'épisode dramatique de la 'Longue Marche' ('Chángzhēng – 长征') qui durera un an jusqu'en octobre 1935. Les communistes transformeront, par la suite, cette défaite sanglante en une épopée héroïque. Máo Zédōng sera nommé à la tête du comité central du parti communiste en janvier 1935.
La légation française de Chine est érigée en ambassade en janvier 1936, et un nouvel ambassadeur, Émile Naggiar, est nommé à Běijīng, alors qu'au même moment, la pression militaire du Japon sur la Chine devient préoccupante.
En novembre 1936, le Japon signe avec l'Allemagne le pacte anti-Komintern.
En juillet 1937, l' 'incident du pont Marco Polo' sert de prétexte aux Japonais pour renforcer leur présence militaire. Les Japonais et les Chinois entrent en guerre. Les Chinois communistes et nationalistes sont alors alliés au sein du 'second front contre les Japonais' pour bloquer l'invasion japonaise.
Les Japonais entrent dans Tiānjīn en juillet 1937. Le consul Lépissier ordonne la défense de la concession française. Les soldats du 16ème R.I.C sont en position pour assurer cette défense.
Si les Occidentaux de Chine sont relativement épargnés, les Chinois, militaires comme civils, vont payer un lourd tribut. Les atrocités japonaises à Nankin (Nánjīng – 南京) atteindront un paroxysme en décembre 1937 : cela restera dans l'histoire comme 'le viol de Nankin' ( – 南京大屠杀).
C'est dans cet environnement excessivement difficile et dangereux que Charles Lépissier doit assurer la gestion de la concession, et la défense des intérêts des Français de Tiānjīn.
Charles Lépissier est nommé consul général le 28 décembre 1937. Il devient le doyen du corps consulaire de Tiānjīn.
Charles et Madeleine quitteront Tiānjīn pour la France en mars 1939.
Charles Lépissier refuse de prêter serment au maréchal Pétain. Un décret du 26 août 1940, rendu par Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères, met donc fin prématurément à la carrière de Charles Lépissier. Son fils Henri est réquisitionné pour le S.T.O.
En pleine guerre, pour faire vivre sa famille avec quatre enfants, Charles est obligé de vendre, dans de mauvaises conditions, son immeuble du 101 boulevard Saint-Michel à Paris pour acheter une ferme à Orgerus dans les Yvelines. Il devient agriculteur et recrute un métayer pour s'occuper de sa ferme donnée en location. Il participe en outre à la création d'un Foyer du prisonnier indigène qui, au moment de la Libération, regroupe plus de 2 000 Sénégalais, Malgaches et Nord-Africains dont il a, dans de nombreux cas, favorisé l'évasion
À la Libération, le gouvernement provisoire du général de Gaulle, par un décret du 31 janvier 1945, rétablit Charles dans ses droits.
Charles est également promu ministre plénipotentiaire, rétroactivement à compter du 1er janvier 1942.
Le Quai d'Orsay lui propose de partir au Brésil, à Rio de Janeiro, mais il décline cette proposition, préférant à un an de la retraite, achever sa carrière au Quai d'Orsay à Paris.
Après la guerre, chef de cabinet du député et ministre des Transports et des Travaux publics, Édouard Bonnefous, Charles participe activement aux comités directeurs de l'UDSR, dont il est membre. Il soutient la tendance centriste de sensibilité démocrate-chrétienne de René Pleven et quittera l'UDSR (fondée par Pléven), quand François Mitterrand, partisan d'une tendance plus à gauche opposée à René Pleven, prendra la présidence de l'UDSR.
Charles Lépissier est également adjoint au maire André Pichon de la petite commune d'Orgerus (78910) de mai 1945 à mai 1953, puis conseiller municipal de mai 1953 à 1962.
Charles, hémiplégique depuis 1962, décède à Versailles le 28 février 1975 à l'âge de 92 ans.
Son épouse Madeleine décède à Versailles le 7 août 1986 à 95 ans.
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L'onglet suivant vous permettra d'avoir plus d'informations sur le parcours de Charles Lépissier lors de son séjour à Tiānjīn : '6 e-books sur Charles Lépissier à Tientsin (1931-1939)' (Consultation réservée à certains membres de l'Association Émile-Jean Lépissier)
- Tome 1 : 1931 avec 273 illustrations.
- Tome 2 : 1932-1933 avec 439 illustrations.
- Tome 3 : 1934-1935 avec 391 illustrations.
- Tome 4 : 1936 avec 308 illustrations.
- Tome 5 : 1937 avec 372 illustrations
- Tome 6 : 1938 à la fermeture du consulat de Tiānjīn, avec 286 illustrations.
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